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La Pensée du Jour

Les statistiques sont à la direction ce que les réverbères sont à l'ivrogne.
Elles rassurent plus qu'elle ne l'éclairent.

Lundi 6 février 2012 1 06 /02 /Fév /2012 10:25

Communiqué des administrateurs CGT

 de l'IRCANTEC

 

 

 

L

'accord cadre, négocié entre Xavier Bertrand, Ministre de la Santé et certaines organisations syndicales représentant les médecins hospitaliers est inapplicable.

En effet, cet accord prévoit la possibilité de convertir les RTT en points de retraite complémentaire.

Les médecins hospitaliers sont affiliés à l'IRCANTEC, comme l'ensemble des personnels non-titulaires de la fonction publique.

 

L'IRCANTEC est un régime de retraite complémentaire réglementaire. Les taux de cotisation sont fixés par l'article 5 du décret n° 2008-996 du 23 septembre 2008.

Toute possibilité d'acheter des points IRCANTEC s'appliquerait de facto à l'ensemble des affiliés du régime. L'IRCANTEC ne suivrait donc plus, pour l'achat de points issus de la monétisation des jours de compte-épargne temps, la logique de gestion d'un régime complémentaire obligatoire, mais  celle d'un système assurantiel. L'IRCANTEC verrait une forte individualisation du taux réel de cotisation des médecins ayant la même situation, et aucune participation de l'employeur à l'achat de points dans ce cas. Pour la CGT une retraite complémentaire par répartition n'est pas une assurance-vie ! 

 

Alors que la réforme de l'IRCANTEC de 2008, combattue par la CGT, a amputé les retraites des médecins de près de 30%, par un mécanisme de hausse de la valeur d'achat du point, alors que certains médecins ne cotisent pas sur l'ensemble de leur rémunération (et par conséquence ne bénéficient par pour cette rémunération de la cotisation employeur), on veut les duper en leur proposant de céder leur RTT contre l'achat de points retraite. 

La ficelle est grosse à trois mois des élections présidentielles, alors que les barrières réglementaires ne pourront être levées d'ici là.

 

Il est possible que cette évolution proposée aux syndicats de médecins reçoive un avis négatif du Conseil d'Etat. En effet, il ne peut pas y avoir deux sortes d'affiliés au sein de l'IRCANTEC. Cette situation s'est déjà posée  récemment à propos de Pôle Emploi, où l'employeur pensait à tort pouvoir fixer les règles de fonctionnement du régime de retraite.

 

Si la réforme de l'IRCANTEC de 2008 a mis les médecins, comme l'ensemble des personnels non titulaires de la fonction publique, dans une situation de régression, un éventuel troc des RTT contre des points retraite ne règlera pas le problème. Face aux réserves excessives accumulées par l'IRCANTEC, suite aux réformes de 2008 et de 2010, il faudrait que le gouvernement prenne ses responsabilités et revienne au taux d'appel d'avant 2008, s'il veut faire un geste électoral vis à vis des médecins hospitaliers.

 

Les administrateurs CGT ont pris leurs responsabilités en proposant au Conseil d'Administration une baisse du taux d'appel, seule possibilité qui leur est offerte. Il va de soi qu'ils se prononceraient de manière positive si le gouvernement constatait l'effet néfaste de sa réforme de 2008 et décidait de faire marche arrière sur cette dernière.

 

 

Par syndicat cgt chpc - Publié dans : RETRAITES
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Vendredi 10 février 2012 5 10 /02 /Fév /2012 15:32

Trop c’est trop ! Non à l’austérité !

 

            Le 29 février 2012, la Confédération Européenne des Syndicats (CES) appelle à une journée d’action en Europe pour que le travail et la justice sociale soit au cœur des priorités politiques.

 

         La CES s’oppose au : « traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l’union économique et monétaire ».

 

            Nous sommes convaincus que les propositions du traité affaibliront l’Europe au lieu de la renforcer. Le nouveau traité réduira le soutien de la population pour l’intégration européenne, ralentira la croissance et augmentera le taux de chômage.

 

            Le nouveau traité ne fait que stipuler la même chose : l’austérité et la discipline budgétaire. Cela engendrera une pression à la baisse sur les salaires et les conditions de travail.

 

         L’Europe a besoin d’une union économique différente avec une forte dimension sociale basée sur les principes suivants :

 

Ø     Un mandat plus clair pour la Banque Centrale Européenne. L’objectif de la BCE devrait être de promouvoir la stabilité des prix, le plein emploi et la convergence des conditions financières des états membres. La BCE devrait avoir l’obligation d’agir comme un « prêteur et acheteur de dernier ressort » pour la dette souveraine.

 

Ø     Une mise en commun partielle de la dette au travers des euro-obligations.

 

Ø     Une clause de sauvegarde salariale qui impose le respect total de l’autonomie des partenaires sociaux pour négocier collectivement et éviter que le pacte sociale s’immisce dans le domaine des salaires des systèmes de négociation collective, d’action et d’organisation collective. Les salaires ne représentent pas un frein pour l’économie, mais en sont le moteur.

 

Ø     Des dispositions pour protéger la croissance : l’exclusion des investissements publics qui soutiennent la croissance de la « règle d’équilibre budgétaire », la sauvegarde du système des recettes publiques en s’engageant pour lutter contre la concurrence, la fraude et l’évasion fiscales, un rôle structurel pour le dialogue sociale européen afin d’éviter une mise en œuvre aveugle des règles économiques rigides qui nuiraient à l’économie.

 

Ø     Un protocole de progrès social doit être joint au traité européen pour garantir le respect des droits sociaux fondamentaux.

 

La CGT appelle tous ses syndicats à proposer aux salariés la grève dans les entreprises et la participation aux manifestations interprofessionnelles qui auront lieu dans les départements.

 

L’Union Départementale CGT de la Manche propose de retenir trois lieux de rassemblements, à 10H30

à Cherbourg, Saint-Lô et le Sud du département.

 

Par syndicat cgt chpc - Publié dans : SOCIETE
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Mardi 21 février 2012 2 21 /02 /Fév /2012 11:45

NOUS N’IRONS PAS AU BAL………..

Ou la grande imposture   FN

 

Pendant tout son quinquennat, Mr Sarkozy a construit des passerelles avec le Front National. Il a méprisé le dialogue social et mis les salariés en concurrence. Le débat sur l’identité nationale, la stigmatisation des étrangers ont décomplexé les intentions de vote pour mme Le Pen.

 

Or, pour la CGT, le FN n’est pas un parti républicain comme les autres :

Son concept de « préférence nationale » s’éloigne définitivement des valeurs fondamentales du syndicalisme où prévaut la Solidarité entres TOUS les salariés et la lutte contre toutes formes de discrimination.

 

Le FN se veut défenseur des classes populaires et des salariés ? SUPERCHERIE !!

Son programme prévoit la fin de la Sécurité Sociale, de la retraite par répartition, de l’âge légal de départ, mais aussi la fin de la fonction publique, du droit de grève et des syndicats. Madame Le Pen n’a de cesse de critiquer les manifestants. Encore le 1er mai dernier  parlait-elle  de « syndicats corrompus ».

 

Ne nous trompons pas. L’entourage de mme Le Pen n’est pas fait d’ouvriers mais de coffres forts !!

 

La CGT appelle donc les salariés à ne pas croire  un FN démago et mensonger qui change de discours au gré du vent et à ne pas aller contre leur propre intérêt : Défendre le monde du travail.

 

La CGT n’ira jamais au bal avec Madame Le Pen, ni en Autriche ni ailleurs !!

 

 

 

 

Par syndicat cgt chpc - Publié dans : Tracts
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Mardi 21 février 2012 2 21 /02 /Fév /2012 11:55

Après La Rochelle et Roanne, 6
syndicalistes de l’hôpital de Perpignan
sont traînées au tribunal


Jeudi 9 février, six syndicalistes CGT de l’hôpital de Perpignan ont été entendues par la justice, pour « harcèlement moral sur 3 collègues ».

 

C’est un dossier vieux de 6 ans, sorti juste avant les élections professionnelles de 2007, scrutin où la CGT a obtenu la
majorité absolue pour la première fois, dossier ressorti avant les élections professionnelles de 2011 avec une demande de report faite par l’UD et accepté par leprésident du tribunal.


Cette cabale a été montée de toutes pièces par l’ancienne direction, qui espérait ainsi porter le discrédit sur le syndicat.


Ce dossier est tellement vide que le procureur n’a requis, injustement, que des amendes pour une des trois plaignantes.


En fait, l’ancienne direction devrait « être » devant la justice pour avoir tenté de trainer dans la boue six soignants, dont l’exemplarité professionnelle n’est plus à démontrer.


Une nouvelle fois, force est de constater que pour tenter de s’opposer au seul contrepouvoir dans les établissements que représente la CGT, certaines directions ne rechignent pas à essayer de discréditer des femmes, des hommes qui dans leur engagement, n’ont pour seul intérêt, que la défense des intérêts individuels et collectifs des salariés.


La Commission Exécutive de la Fédération de la Santé et de l’Action Sociale qui s’est réunie les 9 et 10 février tient à apporter son soutien à nos six camarades de Perpignan.


Le 22 mars, la justice ne peut rendre qu’un seul verdict pour nos six camarades : La Relaxe

 

Fait à Montreuil, le 20 février 2012

Par syndicat cgt chpc - Publié dans : La CGT
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Vendredi 24 février 2012 5 24 /02 /Fév /2012 10:55

TROP, C’EST TROP !

 

Le 29 FEVRIER 2012,

AGISSONS ENSEMBLE

EN FRANCE ET EN EUROPE

 

L’accord « emploi-compétitivité », annoncé par Sarkozy fin janvier, n’est, ni plus ni moins, que la fin du contrat de travail.

Il consisterait pour un employeur à négocier un accord collectif, autorisant la baisse des salaires ou la révision du temps de travail au nom de la préservation de l’emploi, sans que le salarié n’ait plus de recours pour exiger le respect de son contrat de travail.

Alors, qu’aujourd’hui, tout salarié peut exiger le respect de son contrat de travail sur ses horaires et sa rémunération demain, sous couvert d’un accord compétitivité signé dans son entreprise le salarié se verrait privé de tout recours. Il n’aurait d’autre choix que d’accepter le chantage emploi contre nouveaux  horaires ou/et baisse de salaire sinon c’est le licenciement sans recours.

 

Ceci est l’une des plus graves remises en cause du droit du travail depuis 1936 et des conventions collectives. Il s’agit d’une inversion du principe de faveur, et le contrat de gré à gré aurait une valeur supérieure à celle du contrat collectif qu’est la Convention Collective, et même que le droit du travail.

 

Cette annonce constitue le dynamitage des grilles de salaires, de toute durée du travail, comme de toute garantie collective.

Comme si cela ne suffisait pas, le gouvernement veut stigmatiser les chômeurs en les soumettant à l’obligation de subir la première offre d’emploi venue y compris si elle ne correspond en rien à leurs qualifications.

 

« Vous êtes ingénieur ? Vous serez livreur de pizza ! »

 

Refusons la TVA sociale

 

La TVA est l’impôt le plus inégalitaire. L’augmenter, c’est diminuer encore le pourvoir d’achat du plus grand nombre de salariés, retraités, et privés d’emploi. C’est aussi fragiliser la Sécurité Sociale.

 

Allons-nous nous taire,

laisser faire sous prétexte de période électorale ?

 

C’est la question que  nous devons nous poser ! Les mauvais coups continuent de pleuvoir contre le monde du travail, le Medef et le gouvernement actuel ont décidé d’aller jusqu’au bout pour nous imposer une régression sociale sans précédent !

 

Les chefs d’états et le gouvernement s’apprêtent à signer un nouveau traité le 1er mars, en dehors de toute consultation démocratique. Celui-ci vise à imposer des politiques d’austérité salariale, et le recul des garanties collectives dans tous les pays.

Comme si cela ne suffisait pas le totalitarisme s’impose en Europe et donc en France. Sans consultation populaire, ni implication du parlement européen, le conseil européen  vient de s’engager dans un accord international visant à couler dans le bronze la « règle d’or » budgétaire et à organiser l’austérité pour les salariés afin de satisfaire les marchés financiers et les banques.

 

C’est la première fois que la CES (confédération européenne des syndicats) s’oppose clairement à un traité européen. Dans ce contexte d’austérité en Europe, elle appelle tous les syndicats à une journée d’actions et de grève le 29 février 2012. Aussi agissons massivement pour montrer aux gouvernants d’aujourd’hui et de demain qu’ils doivent d’abord compter avec les salariés 

 

Dans la suite des mobilisations qui se multiplient  en Europe contre les plans d’austérité, les syndicats préparent unitairement la mobilisation dans chaque pays pour le 29 février :

 

France : Rassemblements, manifestations interprofessionnelles : FSU, CGT,  UNSA, SOLIDAIRES

 

Belgique : Rassemblement devant le conseil de l’union Européenne,  mobilisations régionales ciblant les lieux symboliques de la finance : FGTB,CSC-CGSLB

 

Italie : Manifestation à Rome : CGIL,CISL,UIL

 

Allemagne : Action à Francfort devant la banque centrale européenne, distributionde tract dans lesentre- prises : DGB

 

Chypre : Rencontre avec les ministères  et les parlementaires, information  sur les lieux de travail : SEK

 

Espagne : Manifestations  dans les différentes villes Espagnoles, Assemblée de délégués syndicaux, Rassemblement devant la représentation de la commission européenneà Madrid : CCOO-UGT-USO-ELA

 

Pologne : Action décentralisées de fédérations sectorielles ainsi qu’au niveau des entreprises, conférence de presse : OPZZ-Solidarnosc

 

Turquie : Démarches auprès du gouvernement  : HAK-IS

 

Suisse : Organisation d’actions sur des chantiers dans les trois régions linguistiques : SGB/USS

 

en préparation sur la journée d’action : Portugal et Pays Bas

 

Consultez le site de la CES : etuc-ces 

 

RASSEMBLEMENTS  SUR LE DEPARTEMENT

DE LA MANCHE

LE MERCREDI 29 FEVRIER 2012

CHERBOURG place de la mairie à 10 H 30

SAINT-LO place de la mairie à 10 H 30

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Vendredi 24 février 2012 5 24 /02 /Fév /2012 14:12

Le 20 février 2012.

 

A : Monsieur le directeur du

Centre Hospitalier Public du Cotentin

 

 

 

 

 

Objet : jour de carence des agents en maladie au CHPC

 

 

     Monsieur le Directeur,

 

 

            L’article 105 de la loi 2011-1977 du 28 décembre 2011 de finances pour 2012 a instauré un jour de carence pour les agents de la Fonction Publique en cas de congé maladie.

 

            Au-delà des conséquences financières occasionnées pour les agents et des répercussions éventuelles sur la contamination des patients par un agent qui viendrait travailler malade pour éviter de perdre une partie,,de son salaire, nous vous informons que l’article 41 de la loi 83-33 du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires dans la Fonction Publique Hospitalière reste toujours en vigueur.

 

            Cet article 41, non modifié à ce jour, prévoit que : « Le fonctionnaire en activité a droit … à des congés de maladie … Celui-ci conserve alors l’intégralité de son traitement pendant une durée de trois mois »

 

             Ainsi, au risque d’enfreindre l’article 41 de la loi 83-33 du 9 janvier 1986, nous vous demandons de ne pas procéder à la mise en place du jour de carence pour les agents du Centre Hospitalier Public du Cotentin et de maintenir la rémunération au titre du premier jour de ce congé maladie de ses agents.

 

              Notre Fédération CGT Santé Action Sociale a interpellé le Ministère de la Santé à ce sujet.

 

              Vous remerciant par avance, et dans l’attente de votre réponse,

 

              Veuillez croire, Monsieur le Directeur, à notre attachement à la qualité du service public hospitalier.

 

 

 

 

La secrétaire générale de la CGT du CHPC.

 

Chantal GIRRES

Par syndicat cgt chpc - Publié dans : politique salariale
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Vendredi 24 février 2012 5 24 /02 /Fév /2012 14:16

Nouvelle attaque contre notre pouvoir d’achat :

                       La journée de carence !!!

 

 

La journée de carence, annoncée par le gouvernement dans la Loi de finances 2012, est une amputation supplémentaire de notre pouvoir d’achat, alors que le gel du point d’indice et la hausse de la cotisation retraite fait déjà baisser nos salaires.

 

Selon nos informations, la circulaire d’application est actuellement arbitrée par les cabinets du Premier Ministre et de la Fonction Publique ; elle devrait être publiée au Journal Officiel dans le courant de la semaine.

 

Les organisations syndicales réunies le 14 février ont publié un communiqué commun que vous trouverez ci-dessous.

 

Pour notre part, à la CGT, après étude des textes réglementaires en vigueur, nous avons écrit au Directeur de l’Etablissement pour lui demander de ne pas procéder à la mise en place de cette journée de carence pour les agents du CHPC

Si cette journée de carence devenait effective, nous perdrions un trentième de notre salaire en étant malade :

      soit 50 euros pour un salaire de 1500 euros !!!

 

 Communiqué commun des organisations syndicales

 

Le gouvernement a, malgré l’opposition unanime des organisations syndicales mises devant le fait accompli, décidé l’instauration d’une journée de carence dans la Fonction Publique. Elle s’applique au 1er janvier 2012 pour les agents publics, les fonctionnaires et agents titulaires de droit public, placés en congé de maladie ordinaire.

 

Dès l’annonce de cette mesure, nos organisations l’ont dénoncée et demandé son retrait. En effet, cette disposition va pénaliser durement les agents de la Fonction Publique contraints à congés maladie sur prescription médicale. Ils subiront de fait, une baisse de salaires comme s’ils étaient « coupables d’être malades ». Cette nouvelle amputation de leur pouvoir   viendra s’ajouter à celles, déjà sans précédent, dues au gel de la valeur du point, à l’augmentation des cotisations pour les pensions…

 

Il s’agit bien d’une nouvelle atteinte au statut des fonctionnaires, garant de l’égalité de traitement et d’une volonté de stigmatiser les agents de la fonction publique dont l’engagement professionnel permet de faire

vivre le service public dans des conditions pourtant souvent difficiles.

 

Si le gouvernement entend réduire les congés de maladie, nos organisations considèrent qu’il lui faudrait plutôt agir sur les conditions de travail et le renforcement de la médecine de prévention dans le cadre, notamment, de la médecine du travail.

 

Les organisations CFTC, CFDT, CGC, CGT, FSU, Solidaires et UNSA demandent solennellement au gouvernement de renoncer à cette mesure autant injuste qu’inefficace.

                                                                         Paris, le 14 février 2012

 

Par syndicat cgt chpc - Publié dans : politique salariale
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Mardi 6 mars 2012 2 06 /03 /Mars /2012 15:36

INTERSYNDICALE

FO-CGT-CFDT-CFTC-SUD-UNSA-SNICS-FSU

 

Travailler sans payer,

un droit pour les infirmier-e-s !

 

 Le 23 février 2012, interpellée par différents syndicats de la FPH sur :

- Les difficultés rencontrées par les personnels infirmiers,

- Le frein au recrutement et à la mise sous statut des IDE non adhérents à l’ordre infirmier,

Madame PODEUR, DGOS, a rappelé, si besoin était, que l’absence d’adhésion à l’ordre ne devait pas empêcher le recrutement dans les établissements de santé ainsi que la mise sous statut et titularisation des nouveaux diplômés.

  


Nous y voyons la confirmation de notre analyse, l’adhésion n’est pas obligatoire pour travailler et intégrer la fonction publique et en déduisons que si ce n’est pas un impératif dans le secteur public, ce ne peut pas, non plus, en être un dans le secteur privé.

 

Réunies en intersyndicale, nos organisations ont décidé de s’adresser ensemble :

-                     aux parlementaires sur l’ordre infirmier,

-                     aux ARS qui ne respectent pas la législation en vigueur pour délivrer le numéro ADELLI

-                     à la DGOS pour qu’elle ait connaissance des pratiques des ARS concernées,

-                      et nous proposons aux infirmier(e)s de s’adresser au président de la République en ces termes :

 

« Je vous prie de bien vouloir prendre acte par la présente de mon refus d’être régie par un ordre professionnel infirmier.

Ni adhésion, ni cotisation, comme l’immense majorité de mes collègues je refuse de devoir payer pour travailler.

Dans l’attente que vous donniez suite à cette doléance, et aux milliers d’autres qui vous parviendront, en légiférant en ce sens,

Acceptez Monsieur le Président de la République, mes respectueuses salutations ».

 

« Toutes et tous uni-e-s pour la fin de l’ordre Infirmier »

et

« on ne veut pas payer pour travailler »

sont les revendications d’une immense majorité d’infirmier-e-.s

 

 

 

 

Contacts :

BASSET Denis                     06 70 48 34 94 fo.sante-sociaux@fosps.com

DURIEUX Marie-Hélène    06 85 98 15 96 mhdurieux@sud-sante.org

PERUEZ Nicole                   01 56 42 51 98 nperuez@sante-sociaux.cfdt.fr

VIGNES Jean                        06 58 58 96 06 jvignes@sud-sante.org

CRÉPEL Philippe                 01 48 18 20 70  sg@sante.cgt.fr

GAULTIER Béatrice            06 87 95 82 70  snics@wanadoo.fr

KALB Françoise                  01 45 51 98 29 unsasantesociauxkarineroger@gmail.com

ROLLO Michel                    01 42 58 58 89 fede@cftc-santesociaux.fr  

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Vendredi 9 mars 2012 5 09 /03 /Mars /2012 11:42

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Vendredi 9 mars 2012 5 09 /03 /Mars /2012 12:06

Déclaration liminaire CGT au Conseil Supérieur de la Fonction Publique Hospitalière du 23 Février 2012

 

Nous voici réunis pour notre premier Conseil Supérieur de la Fonction Publique Hospitalière de l’année. Même si nous sommes déjà vus en février, nous ne dérogeons pas à la tradition habituelle en ce début d’année, de vous souhaiter à chacune et chacun « le meilleur » pour 2012. Toutefois entre le désir, l’envie ou l’espoir d’une vie et d’un monde « meilleur » que nous réclamons tous, il y a la réalité qui s’impose à nous, traversée par les choix politiques des gouvernements dont le nôtre, pour accéder ou non aux revendications de bien-être des citoyens et salariés que nous sommes. Et sur ce point, l’année 2012 s’annonce déjà comme une année encore plus difficile qu’en 2011 pour la population.

 

La situation de l’emploi en France, et dans les territoires d’Outre-mer, est tendue. Chaque jour, des établissements ferment leurs portes et accroissent ainsi le taux de chômage. La crise qui atteint l’Europe, plus largement le monde entier, n’est pas dernière nous mais devant nous. Elle n’est pas le fruit des salariés et des peuples, elle est due à un système capitaliste effréné dans lequel l’argent est érigé en dogme. Et ceci au détriment des valeurs que la CGT pense fondamentales, incontournables, comme la nécessité de maintenir ou de conforter les mesures de protection sociale et de solidarité entre les peuples, les citoyens, seul « bouclier » pour protéger les personnes d’un système financier sans foi, ni loi.

 

D’ailleurs, pour dénoncer les mesures d’austérité qui s’appliquent partout, une initiative européenne de journée de mobilisation soutenue par les organisations syndicales, dont le CGT, est prévue ce 29 février. Nous entamons aussi une année à élections, dont la présidentielle qui va peser sur le débat politique en s’accompagnant de son cortège de promesses et de discours des candidats. Dernier exemple, la récente déclaration du chef de l’État, pendant un meeting, dans le cadre de sa campagne pour l’élection présidentielle sur les corps intermédiaires « Qui s’interposent parfois entre l’État, qui prétendent souvent parler au nom des Français et qui en réalité confisquent la parole des Français ?» qui font, selon lui, « écran entre le peuple et le gouvernement ». C’est une attaque contre les acteurs essentiels de médiation et de dialogue social, indispensables à la démocratie dans notre pays, que nous sommes, nous les organisations syndicales. Ces propos démontrent la schizophrénie d’un président qui se targuait en 2008 de dire « Bâtir la confiance, c’est faire confiance à la société civile française, aux associations, aux syndicats, à tous les corps intermédiaire ». Comment ne pas penser que les prochains mois vont être difficiles en termes de relation sociale, s’il y a constamment un discours ambivalent de la part du Président qui représente l’État, sur le rôle que nous avons à jouer, nous les partenaires sociaux ? Pour la CGT, nous espérons que cela ne va pas emboliser ou nuire les dossiers que nous avons à travailler en commun. Car les « présidents passent », avec parfois des alternances politiques, mais les organisations syndicales sont toujours présentes dans la continuité pour défendre les aspirations des salariés auprès des pouvoirs publics et privé. Et pour bien « travailler ensemble » pour notre instance, nous souhaitons que le ministère tienne ces engagements en termes de planning prévisionnel de nos réunions, en respectant notre règlement intérieur. Nous ne tolérerons plus en 2012 les réunions de dernières minutes, annoncées une semaine à l’avance, ainsi que l’envoi de documents virtuels la veille de nos rencontres. Autre problème, pour cette réunion, quelques-uns d’entre nous n’ont reçu aucun envoi papier des points abordés ce jour. Le ministère a peut-être décidé d’équiper les membres de ce conseil d’outils informatiques (ordinateur & imprimante) et nous nous réjouissons de ce choix. Cela dit, pour l’instant, nous n’avons pas encore reçu le matériel, donc l’envoi par courrier semble encore nécessaire, pour que nous soyons tous au même niveau d’information. Et pour bien « fonctionner ensemble », nous exigeons du ministère une clarification rapide de la situation des nouveaux droits syndicaux pour les organisations syndicales, suite aux élections professionnelles, afin de nous donner les moyens d’accomplir nos missions de représentants du personnel. Nous ne pouvons pas nous satisfaire d’une simple instruction délivrée en décembre dernier dans les établissements. À ce jour, elle pose un énorme problème en terme de légalité et laisse les directeurs se « dépatouiller » avec les organisations syndicales, sans décret publié en la matière, et la récente conclusion du tribunal administratif suite au référé du syndicat CGT de l’Hôpital d’Hyères en est la preuve. Pour nos syndicats, dans les établissements, cela se solde souvent par des situations d’immobilisme, voire de recul des droits syndicaux, qui ne permettent pas d’assurer pleinement leur fonction d’élus des salariés. Voilà quelques préalables pour notre organisation syndicale pour aborder cette nouvelle année sous de meilleurs hospices et espérer « travailler et fonctionner ensemble dans de meilleures conditions dans le respect de chacun ». Notre Fédération CGT de la Santé et de l’Action Sociale a rencontré, en ce début d’année, les syndicats et militants de la CGTG en Guadeloupe. Elle a visité l’Hôpital de Marie Galante, seul établissement de cette île qui risque de perdre des services et des activités. Un mouvement de protestation composé d’organisations syndicales et d’usagers, dont la CGTG, est mobilisé pour la défense de l’hôpital depuis plus de 80 jours. Au CHU de Pointe à Pitre, des journées de mobilisation ont eu lieu, ainsi que dans différents établissements de l’Ile. Nous nous sommes rendues, ensuite, en Martinique à l’assemblée générale de la CGTM, où étaient présents des syndicats et militants de toute la Martinique ainsi que des délégations de la Guadeloupe CGTG et de l’UTG de Guyane. Nous avons appris qu’une étude effectuée par l’ARS de Martinique montre que le coefficient géographique devrait être de 30,4% et applicable depuis 2011. Nous attendons toujours une réponse du ministère sur le sujet, depuis novembre, après les déclarations de Monsieur X. Bertrand, mais nous n’avons rien vu venir pour l’instant. Les présidents des CME des CH du Lamentin, de Trinité et du CHU de Fort de France ont démissionné ce 15 février et ont organisé avec la CGTM une opération de sensibilisation de la population, qui risque de se poursuivre en mars s’il n’y a pas de solutions apportées à leurs revendications. Nous avons pu constater que la situation des départements d’Outre-mer est particulièrement préoccupante. Les réformes gouvernementales telles que : la loi Hôpital Patient Santé et Territoires, la tarification à l’activité, la Révision Générale des Politiques Publiques, impactent avec encore plus d’acuité ces territoires. Le dialogue social entre les tutelles, les organisations syndicales, les usagers y est particulièrement compliqué. Des restructurations et regroupements d’établissements sont en cours sous la responsabilité des ARS et du ministère de la Santé, elles se font souvent sans tenir compte des propositions des organisations syndicales et des usagers qui défendent un accès aux soins de qualité pour tous. Il s’agit, comme en métropole, d’éviter une politique uniquement guidée par une logique comptable qui veut « marchandiser » la santé. Les salariés et les usagers ne peuvent faire les frais des réformes gouvernementales qui, au lieu d’améliorer les conditions de travail et la prise en charge des personnes, les détériorent. Dans ce contexte de crise, au contraire, il y a nécessité de maintenir et d’élargir un service public de haute qualité à toute la population. L’éloignement géographique, voire l’isolement de ces territoires, mais aussi de certaines régions de la métropole, requière des dispositions particulières à prendre en compte. En effet, ces populations sont plus touchées par le chômage, les emplois précaires et l’accès au service public. Les conditions météorologiques (zone sismiques & cycloniques) et de transport des citoyens sont souvent complexes, il est nécessaire d’y répondre par des mesures spécifiques tant en termes d’accueil que d’offre de soins. Ceci pour mieux répondre aux besoins de la population en toute sécurité. Il en est de même pour les départements de Mayotte et de la Réunion qui ne sont pas exempts de problématiques similaires bien que différentes. Dans les établissements de santé et d’action sociale, les schémas de restructurations, de regroupements et de fermetures de services et de lits s’accélèrent dans toutes les régions de France. Ils sont à leur paroxysme et entrainent la multiplication de luttes des salariés pour ne pas subir, « encore », une dégradation de leurs conditions de travail et de prises en charge de la population. Certaines sont gagnantes, comme celle au CHS Guillaume Régnier de Rennes qui a empêché le projet initial les concernant, elle a permis la réouverture de lits avec le maintien des emplois. La CGT reste mobilisée avec les syndicats de tous nos territoires pour offrir aux salariés, aux populations, d’autres alternatives et choix possibles, en matière de Santé, de protection Sociale, que ceux imposés dans la période. Les récents suicides de personnels, comme à Lille, ainsi que leur augmentation dans notre secteur démontre un « mal-être au travail » indigne d’un pays comme le nôtre. La France, souvent prise comme modèle pour son système de santé, devient « un modèle peu recommandable » générant des souffrances sur les lieux de travail, avec des répercussions importantes sur la vie familiale. Quelques mots aussi sur : Salaires, nous ne pouvons pas envisager que pour cette nouvelle année ne soit pas rapidement revu la question de la revalorisation de notre pouvoir d’achat. Nos salaires stagnes, voir régressent alors que le coût de la vie augmente et rend la « vie chère ». De plus, il est intolérable, et nous l’avons déjà dénoncé, la situation particulière des agents en catégorie C de la Fonction Publique Hospitalière, plus impactés par la crise, ces fonctionnaires rejoignent « les nouveaux pauvres » dans notre société. La journée de carence dans la Fonction publique, nous réaffirmons notre désaccord contre cette mesure qui est une attaque supplémentaire faite aux acquis des personnels. L’expérimentation en psychiatrie de prise en charge des patients par des pairs, nous nous sommes déjà exprimés sur ce sujet au dernier CSFPH de décembre, la CGT demande le retrait de cette initiative. Le report des congés annuels en cas de maladie, nous désirons avoir des précisions sur les dispositions que va mettre en œuvre le ministère sur le sujet. Notre déclaration liminaire ressemble dans sa teneur à de nombreuses déclarations précédentes que nous avons déjà faites dans cette instance pour dénoncer les conditions d’exercices des salariés. Le constat et l’impact des mesures gouvernementales dans les établissements ainsi que sur les personnels sont toujours aussi négatifs et destructeurs. « Même si les années se suivent, elles ne se ressemblent pas » Le CGT attend de cette année 2012 des changements notoires pour notre pays, comme un système de santé et de protection sociale basés sur la solidarité répondant selon « les besoins et les moyens de chacun ». Car à force de ne pas écouter les « forces intermédiaires » qui veulent faire prendre en compte les revendications des salariés, « la parole des Français » va se faire entendre dans la rue « sans intermédiaire » et « rien ne pourra alors s’interposer entre le peuple et le sommet de l’État"

Par syndicat cgt chpc - Publié dans : INFOS
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